samedi 19 avril 2014

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La grande peine se définira par l'absence de mots, le profond chagrin se montrera par l'omission, et tout redeviendra tendre dans le secret de notre douleur. La nuit est froide et sombre, oubliée par la douceur du soleil qui parviendra à nous embaumer d'un profond questionnement : le chagrin n'est-il pas la source d'un mauvais choix? A l'aube d'une vie qui débute, l'air commence déjà à manquer, les règles ferment les portes de nos coeurs et c'est avec une respiration haletante que l'on parcours les rues à la recherche d'une réponse. Une solution à deux temps : le mouvement du coeur ou le calme de la raison. Tout une existence tourmentée par ces deux échos et des sons lointains nous empêchant de connaître sa véritable sagesse.

The huge pain will define itself by the absence of words, the profound sorrow will show itself by the omission, and everything will become again soft in the secret of our pain. The night is cold and dark, forgotten by the sweetness of the sun which will succeed in embalming us of a profound questioning: is not the sorrow the source of a bad choice? At the dawn of a life which begins, the air already begins to miss, rules close the doors of our hearts and it is with the breathless breath that we browse the streets in search of an answer. A solution of two times: the movement of the heart or the peace of the reason. An entire existence tormented by these two echos and distant sounds preventing us from knowing its real wisdom.

jeudi 3 avril 2014

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"Because I desired eternal life, I slept with whores and drank for whole nights on end" 
Albert Camus, The Fall


mercredi 26 mars 2014

3 commentaires :


Une fois de plus, ma gorge serrée arrivait bien avant ma respiration calme et rythmée du sommeil qui approche. Je m’y sentais enfin comme chez moi. J’avais cette sensation solitaire de douceur et j’étais seule face à cette aventure qui était sur le point de s’achever.  La nostalgie se glissait déjà sous ma porte, atteignant mes narines puis mes poumons. Une inhalation toxique qui me prenait toute ma force, tout l’espoir que j’avais de repartir sans avoir un organe déchiré. Un organe me permettant de marcher chaque jour sur le sol pluvieux d’une ville étrange qui nous tient par la main, ardument et consciencieusement, pour nous empêcher de repartir trop loin. Mes premiers mots parlaient de bruits inconnus et effrayants qui auraient par la suite l’hymne de mes plus beaux souvenirs. C’est avec peine que j’admets avoir été lucide, cette nuit là. L’épanouissement dépasse ici le simple caprice, et sa clarté révélée sous la puissance de l’obscurité témoigne d’une force inexplicable, incompréhensible pour tous les autres. N’est-ce pas là le charme du plaisir qui s’estompe ?



One more time, my squeezed throat arrived well before my quiet and rhythmical breath of the sleep which approaches. I finally felt at home there. I had this solitary sensation of ease and I was alone in front of this adventure which was about to end. The nostalgia already skipped under my door, reaching my nostrils then my lungs. A toxic inhalation which took me all my strength, all the hope I had to leave without having a torn organ. An organ allowing me to walk every day on the rainy ground of a strange city which holds us by the hand, arduously and conscientiously, to prevent us from leaving too far. My first words spoke about unknown and terrible noises which would have afterward the hymn of my most beautiful memories. It's with difficulty I admit having been lucid, this night. The blooming exceeds here the simple whim, and its brightness revealed under the power of the darkness testifies of an inexplicable, incomprehensible strength for all the others. It's not there the charm of pleasure which becomes blurred?